Colonia del Sacramento

Publié le par Jean-François

DSCN9452-b

Iglesia Matriz à Colonia del Sacramento.

 

Mardi 13 octobre 2009.

 

Aujourd'hui je vais à Colonia del Sacramento, en Uruguay, à une soixantaine de kilomètres de l'autre côté du o de la Plata. Il fait un temps superbe à Buenos Aires, la journée s'annonce bien. Je pars dès 7h du matin pour l'embarcadère de Buquebus, à Puerto Madero, le port de Buenos Aires. Les formalités d'enregistrement et surtout douanières y sont éprouvantes, tout se fait dans la désorganisation la plus totale... Les panneaux des longues files d'attente ne correspondent pas aux destinations, des formulaires aussi redondants qu'inutiles sont à remplir pour les douaniers tant argentins qu'urugayens. Quand je m'en plains, on me répond avec un air entendu : es Argentina...

 

Après une longue attente en salle d'embarquement, le bateau part finalement en retard. A l'intérieur, je suis certes placé près d'une vitre, mais les embruns rendent toute photo impossible, et quand je veux sortir sur le pont, on me précise que c'est rigoureusement interdit... Moi qui voulais prendre des photos de Puerto Madero depuis le bateau, c'est raté !

 

La traversée est plutôt rapide, un bonne heure. Malgré le ciel bleu, le o de la Plata reste gris, tout chargé qu'il est des limons des fleuves Paraná et Uruguay. On peut dire qu'il porte bien son nom !

 

DSCN9552-bLe bateau Buquebus ancré au port de Colonia del Sacramento.

 

Au port je trouve un bus. Après avoir remonté la longue Avenida General Flores, nous arrivons sur une sorte de presqu'île cernée par le o de la Plata : c'est le centre historique de Colonia del Sacramento. La ville a été fondée en 1680 par les Portugais, depuis leurs colonies brésiliennes. C'est la cité la plus ancienne de tout le pays. De par sa situation très stratégique sur le o de la Plata, Colonia sera âprement disputée au fil de l'histoire entre Portugais et Espagnols. C'est aujourd'hui une ville de près de 30.000 habitants, dont le coeur historique a été inscrit en 1995 au Patrimoine mondial de l'Unesco.

 

La ville était entourée de remparts dont il reste de beaux vestiges. La Puerta del Campo, inaugurée en 1745 par le gouverneur portugais Vasconcellos, permet d'y pénétrer. Sur les remparts, des canons rappellent que cette ville était avant tout un fort très convoité.

 

DSCN9368-b

A l'entrée du centre historique, la Puerta del Campo.

 

DSCN9388-bLes remparts.


Passés ces remparts, la première chose qui s'impose au regard, c'est le phare étincelant de blancheur qui domine toute la petite ville coloniale. Mais il est plutôt récent, il n'a en effet été construit qu'en 1857.


DSCN9374-bLe phare.

 

La ville est organisée autour de la Plaza Mayor 25 de Mayo, très ombragée et couverte de végétation.

 

DSCN9423-b

Plaza Mayor 25 de Mayo.

 

DSCN9542-b.jpgDSCN9375-b

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN9432-bDSCN9428-b

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contrairement aux villes en damier fondées par les Espagnols, à Colonia les rues et ruelles sont très irrégulières et s'adaptent à la topographie du terrain. Elles sont bordées de maisons coloniales de type portugais. La plus célèbre de ces ruelles est sans doute la Calle de los Suspiros.

 

DSCN9372-bDSCN9503-b

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN9403-bDSCN9507-b

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Calle de los Suspiros.

 

DSCN9412-bCalle Solis.

 

DSCN9425-bDSCN9499-b

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vieux toits de tuile canal.

 

Et nous arrivons à l'Eglise Matriz, qui date de 1680 et est ainsi la plus ancienne de tout l'Uruguay.

 

DSCN9449-bLa Iglesia Matriz.

 

DSCN9582-bLes dômes des deux tours sont revêtus d'azulejos.

 

Au pied de cette église se trouvent de vieilles voitures parfaitement restaurées, qui font l'admiration des visiteurs.

 

DSCN9385-b

 

Tout autour de la vieille ville, des ramblas offrent de beaux points de vue sur le o de la Plata et ses plages herbues. De l'autre côté, à une soixantaine de kilomètres, c'est Buenos Aires.

 

DSCN9462-bDSCN9393-b

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN9489-bDSCN9399-b

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au nord du centre historique se trouve le puerto de yates (prononcer "chatès", le port de plaisance), qui est très fréquenté par les voisins argentins et portègnes durant les week-ends.

 

DSCN9482-b

Le puerto de yates.

 

DSCN9473-bDSCN9487-b

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN9483-b

  Le puerto de yates.

 

Mais la journée s'achève, et il est maintenant temps de reprendre le bateau. Les formalités d'enregistrement et douanières du retour sont toujours aussi pénibles qu'à l'aller, et nous quittons l'Uruguay avec beaucoup de retard. Je rentrerai finalement à Buenos Aires tard dans la nuit.

 

Demain mercredi, c'est hélas mon dernier jour en Argentine et en Amérique du Sud, et je vais en profiter pour faire quelques courses ultimes. Je reprends en effet l'avion pour Paris dès jeudi. Je ne pensais pas que ce séjour "au sud du Sud" passerait aussi rapidement... Mais ce n'est qu'un au revoir, car je sais déjà que je reviendrai et qu'il me reste encore énormément de merveilles à découvrir en Argentine et au Chili !

Voir la carte

Publié dans Villes

Commenter cet article