Le départ

Publié le par Jean-François

DSCN0860-bAu-dessus des nuages (sud du Brésil)...

Mardi 15 et mercredi 16 septembre 2009.

Ca y est, le grand jour tant attendu est enfin arrivé !

Avec ma lourde valise (près de 22 kg) et un sac à dos bien rempli - j'ai même emporté un notebook pour me connecter à internet et sauvegarder les photos -, j'arrive à Roissy-Charles-de-Gaulle, rempli d'enthousiasme, et muni de mon précieux billet électronique. Terminal 2E, vol Air France 418 à destination de Buenos Aires, départ à 23h20, plus de 13 heures de vol en perspective, sans escale...

La veille, j'avais réservé un hublot (40A) sur le site d'Air France. Même s'il s'agit d'un vol de nuit, j'aime pouvoir regarder à l'extérieur ; et puis l'arrivée à Buenos Aires se fera de jour. Il ne me reste en théorie qu'à faire enregistrer ma valise, mais l'attente est interminable, je fais une queue de près de 45 minutes. Après le contrôle de sécurité, je passe en salle d'embarquement. Il y a déjà beaucoup de monde, essentiellement des Argentins, mais aussi quelques Brésiliens. Peu de Français. Deux jeunes Argentins - coupe rasta très en vogue en Amérique latine -, toussent à en perdre haleine. Mon côté hypocondriaque prend aussitôt le dessus, je me dis qu'ils ont sans doute la grippe A, qu'ils vont contaminer tout l'avion, et que mon voyage va être gâché... Voilà le résultat du battage outrancier que l'on fait en France sur la "pandémie"...

Heureusement, j'oublie rapidement ce détail, l'embarquement commence en effet. Je prends place près d'une jeune Argentine avec qui j'échange quelques sourires, puis quelques mots. Mais un Argentin d'une cinquantaine d'années s'assied entre nous, il est particulièrement bruyant, il gesticule et parle constamment avec un ami, assis deux places plus loin... Décidément, j'ai toujours le chic pour avoir des places pourries ! Je me remémore un New York-Paris passé à côté d'un ronfleur hors compétition... Mais ce voisin s'avèrera finalement bien plus discret que prévu. L'avion est complet, il ne reste plus une seule place de libre en classe économique.

Après avoir longuement roulé sur le tarmac puis sur les pistes, l'avion - un Boeing 777-300ER - décolle à 23h45. Il prend d'abord la route de l'Est, puis fait demi-tour et survole successivement les régions de Chartres, Angers et Nantes. Le temps est très dégagé et, malgré la nuit, la visibilité est excellente. Du hublot, je distingue très bien les côtes françaises, dont les lumières découpent la silhouette. Après la traversée d'une première portion d'Atlantique, nous survolons la Galice, notamment les régions de Saint-Jacques-de-Compostelle et de Vigo. Les côtes espagnoles marquent la fin de l'Europe, les prochaines terres que nous verrons seront celles de l'Amérique du Sud ! C'est sur cette pensée très plaisante que je m'endors profondément.

Lorsque je me réveille, nous avons traversé tout l'Atlantique, et survolons déjà le Brésil, à hauteur de Rio de Janeiro. A mesure que nous nous dirigeons vers le sud, et que le jour se lève, les nuages deviennent très épais (voir photo ci-dessus). Nous amorçons la descente vers Buenos Aires au-dessus du delta du Rio Parana, au nord de la capitale argentine (voir photo ci-dessous).

DSCN0882-bSurvol du delta du Rio Parana.

Le survol très bref du Rio de la Plata annonce notre arrivée imminente à l'aéroport international d'Ezeiza-Buenos Aires. Le temps est à nouveau clair et ensoleillé. L'immense mégapole argentine - près de 13 millions d'habitants - s'étale de façon tentaculaire sur la pampa environnante. Elle n'est limitée qu'au nord et à l'est par le Rio de la Plata. De l'avion, on distingue très bien le centre-ville hérissé de tours et la tranchée de l'Avenida 9 de Julio, les Champs-Elysées locaux. L'avion se pose en douceur aux alentours de 7h45 du matin.

DSCN9187-bAtterrissage à Buenos Aires.

C'est le début de l'aventure !

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