Santiago du Chili

Publié le par Jean-François

DSCN8381-b

Santiago et la cordillère des Andes vus du Cerro San Cristobal. Le voile est dû à la pollution.

 

Vendredi 9 octobre 2009.

 

Je suis arrivé à Santiago hier soir. Le décollage de Punta Arenas, juste avant la tombée de la nuit, a été magnifique. Bien qu'étant placé à gauche dans l'avion, et donc en contre-jour, j'ai pu discerner le Glacier Serrano ; en revanche, le massif du Paine était lui complètement caché par les nuages... Deux heures plus tard, nous faisons une escale à Puerto Montt, près de l'île de Chiloé, où nous attendrons près d'une heure. Il reste encore une heure et demie de vol pour rallier Santiago. C'est long, très long ! Nous y atterrissons enfin, après avoir un temps survolé la côte du Pacifique, à 22h28. Le temps de récupérer la valise et de faire le trajet entre l'aéroport et Santiago, il est déjà près de minuit. Je me couche vanné, mais ravi de ma journée.

 

Ce matin, sur Santiago, il fait un temps splendide. Pourtant, le ciel est un peu voilé, et on m'explique que c'est presque toujours le cas ici, c'est la pollution, le smog... En tout cas, comparativement à la Patagonie, je trouve qu'il fait très chaud dans la capitale, alors que nous ne sommes encore qu'au tout début du printemps austral. Pulls et polaires sont bien vite remisés dans la valise. Je pars à la découverte de Santiago et, comme il se doit, je commence ma visite par le centre historique, c'est-à-dire par la Plaza de Armas.

 

DSCN8205-bLa Plaza de Armas, où passé historique et modernisme se côtoient.

Ci-dessus, la poste centrale, le Palais de la Real Audiencia et la Municipalité.

Ci-dessous, la cathédrale métropolitaine.

DSCN8217-b

C'est une très vaste place où de superbes bâtiments coloniaux côtoient des édifices contemporains. Cette alliance entre passé historique et modernisme effréné est caractérisque de l'Amérique latine en général, et de Santiago en particulier. C'est à l'emplacement précis de la Plaza de Armas que le capitaine Pedro de Valdivia (v. 1500-1553) fonda la ville, le 12 février 1541. Une statue équestre de ce conquistador y est érigée.

 

DSCN8203-bStatue équestre de Pedro de Valdivia.

 

L'un des principaux édifices de cette Plaza de Armas, c'est bien sûr la cathédrale métropolitaine. Elle a été construite en 1748, à l'exception des deux tours qui datent de la fin du XIXe siècle. En raison des nombreux tremblements de terre, c'est la cinquième cathédrale qui a été bâtie à cet emplacement, et la seule qui a tenu bon...

 

DSCN8190-b

La cathédrale métropolitaine de Santiago.

 

Bien que beaucoup plus récent (1908), le bâtiment de la poste centrale mérite une visite pour son admirable verrière. Il est situé à l'emplacement exact de l'ancienne résidence de Pedro de Valdivia.

 

DSCN8188-b

La poste centrale.

 

DSCN8194-c

Intérieur de la poste centrale.

 

DSCN8198-b.jpg

La verrière et les décorations intérieures de la poste centrale.

 

Non loin de la Plaza de Armas, sur la Plaza de la Constitución, se trouve le Palacio de la Moneda, siège du gouvernement chilien depuis 1848.

 

DSCN8540-bLe Palacio de la Moneda, un petit air de Maison Blanche...

 

A un angle de la Plaza de la Constitución, une monumentale statue du président Salvador Allende, pavoisée aux couleurs du Chili, semble jeter un regard à la fois encourageant et exigeant sur les travaux du gouvernement.

 

DSCN8577-bDSCN8573-bL'autre 11 septembre, celui du Chili...

 

Santiago, c'est aussi la ville des églises, il y a des clochers à profusion, souvent complètement perdus au milieu d'une architecture très contemporaine.

 

DSCN8447-bDSCN8580-b

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessus et à gauche, la basilique de la Merced ; à droite, une tour de l'église San Agustin.

 

DSCN8591-bL'église San Francisco, le plus ancien édifice de la ville.

 

Après cette découverte du centre-ville de Santiago, je décide de prendre un peu de distance, et d'aller observer la ville depuis les hauteurs du Cerro San Cristobal, à l'est, dans le quartier de Bellavista. Pour ce faire, je longe à pied les rives du o Mapocho, rivière turbulente et limoneuse qui descend directement des Andes.

 

DSCN8436-b

Le o Mapocho et la tour de la Plaza Italia. A l'horizon, on devine la cordillère des Andes.

 

Bien que très proche, la cordillère des Andes se devine plus qu'elle ne se voit à Santiago. C'est le résultat d'une pollution et d'un smog presque permanents...

 

L'ascension du Cerro San Cristobal se fait grâce à un funiculaire, auquel on accède par le très agréable Parque Metropolitano, l'un des lieux de promenade favoris des Santiaguinos (habitants de Santiago).

 

DSCN8408-b

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ascension

du Cerro

San Cristobal.

DSCN8415-b

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le funiculaire.

 

 

 

 

Malgré le soleil qui brille, le smog masque hélas en partie les Andes... Mais lorsque je m'en plains, on me rétorque que j'ai pourtant de la chance, le plus souvent les montagnes sont en effet totalement invisibles !

 

DSCN8347-bDSCN8357-bDSCN8368-bDu haut du Cerro San Cristobal, une vue à couper le souffle.

 

D'ici, on s'apperçoit que Santiago est une ville très étendue et très peuplée. Avec près de six millions d'habitants, l'agglomération représente plus du tiers de la population totale du pays (16.500.000 habitants en 2008).

 

Un réseau d'escaliers qui serpentent à travers des jardins suspendus mène à une gigantesque statue de la Vierge (de fabrication française !), qui domine la capitale chilienne à 864 m d'altitude. Comme nous sommes en plein printemps austral, les jardins sont fleuris de toute part.

 

DSCN8277-bDSCN8276-b

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN8313-bDSCN8310-b

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je redescends par le funiculaire au Parque Metropolitano, avant de regagner le centre-ville, en flânant dans les magasins.

 

DSCN8424-bUn enfant au Parque Metropolitano.

 

Demain, j'irai au Mercado Central (Marché central), je visiterai le Museo de Santiago, et surtout je regarderai vivre les Santiaguinos. Ce sera le sujet du prochain article de ce blog.

Voir la carte

Publié dans Villes

Commenter cet article

Marie 22/04/2010 20:25


Je viens de lire votre carnet de voyage : belles photos , textes intéressants et bien documentés, sans oublier un choix fort judicieux de musiques
J'ai d'autant plus été charmée que cela a ravivé des souvenirs inoubliables : j'étais en Patagonie chilienne et argentine en janvier 2010 .
Même fascination que vous pour le glacier Spegazzini, le Perito Moreno ( vu sous la bruine, puis la pluie et enfin , à la 3ème visite ... sous le soleil !), les Paines ... et bien sûr Buenos Aires,
ville ô combien fascinante où l'on se sent comme chez nous dans la vieille Europe .
Merci de m'avoir permis de revivre ces moments extraordinaires


Jean-François 22/04/2010 23:36



Bonsoir Marie,


Merci beaucoup pour votre commentaire. Un peu par la force des choses, mais aussi un peu par choix, j'ai effectué ce voyage au tout début du printemps austral. Je ne le regrette vraiment pas,
j'ai globalement eu un très beau temps en Patagonie, notamment à Torres del Paine, ce qui est plutôt rare. Et la steppe était fleurie de toute part, ça c'est inoubliable. Ca ne m'a tout de même
pas empêché d'avoir aussi de la neige et de la pluie. Et parfois aussi d'avoir trop chaud... Inconstance de la météo patagone !


En janvier, vous avez tout de même dû avoir beaucoup plus chaud que moi, notamment à Buenos Aires. Avez-vous remarqué combien les Argentins ont le sens du contact, combien ils ont besoin de vous
toucher l'épaule ou de vous prendre le bras pour s'exprimer ? C'est extraordinaire ! Quant au maté, on m'en a spontanément offert tous les jours, et j'aime ça !


Avez-vous pris des photos au cours de votre voyage ?


Encore merci de votre passage, et à bientôt j'espère.